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Dockery Farm- Poor MonKey-Clarksdale

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Le bar à côté du logement

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Grande journée, nous partons pour  Clarksdale, la capitale du blues.

J’ai des rêves en couleur plein la tête pour cette ville. Je me souviens de l’achat de l’album de Page/Plant « Walking Into Clarksdale », et depuis, j’ai décidé qu’un jour, moi aussi, j’irais m’y promener. Quelques photos du bar de notre lieu de séjour enfin ouvert, encore un petit arrêt pour saluer une dernière fois Robert Johnson et sa tombe, toujours personne dans la station de radio, et petite escale à Glendora, la ville de naissance de Sonny Boy Williamson, puis Tutwiler, encore une fresque près de la gare. Le chemin de fer tient une place prépondérante dans l’histoire du blues, c’est par le train que les musiciens allaient à Chicago, tout là-haut dans le Nord, terre promise, et le nombre de chansons qui traitent du sujet est impressionnante.DSC_0241.JPG

 Encore un lieu  de naissance du blues, c’est ici que W.C. Handy, qui attend le train, rencontre un pauvre gars qui joue en faisant glisser un canif sur les cordes de sa guitare. Ce qui donne des idées à notre ami.

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 Ensuite petit détour par Parcham Farm, la prison d’état du Mississippi, où des tas de musiciens ont séjourné. La première fois que j’ai entendu ce nom c’était  une cover sur le premier album  de Cactus, je croyais que c’était une ferme !

En tout cas c’est un peu sinistre !

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 Et un autre lieu de naissance du blues ! Dockery Farm, super endroit, les restes d’une plantation, on peut mettre de la musique en commutant un bouton et le lieu devient envoûtant. La famille de Charley Patton a travaillé ici, et on sent quelque chose de différent.

Je sais cela semble idiot, c’est l’imagination, mais ce lieu est rempli d’histoire.

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 Cette magnifique journée continue avec le Poor Monkey un juke joint perdu au milieu de nulle part, sa photo fait la couverture du livre de Jacques Garcia. On est revenu en arrière dans le temps,  j’ai l’impression de rentrer « à la maison ».

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 Clarksdale, on loge encore dans une cabane, à proximité du juke joint White Chappel où un album live de Charlie Musselwhite vient d’être enregistré. Etape de trois jours, le décor est plus vrai que nature, on va se déchaîner sur les photos. On s’installe et puis, direction la ville, j’ai envie de pleurer de joie, quand j’aperçois, le symbole du blues, les deux guitares enchevêtrées avec le numéro des Higway 61 et 49.

Je pense à la phrase de mon ami Titi sur le forum de blues « « Je suis un peu plus pâle que les bluesmen, je ne touche pas à leurs damnés instruments musicaux mais je porte quelque chose de Blues dans mon Âme", tu serais aux anges ici camarade….

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 Enfin une ville qui respire la musique, on fait un tour dans le centre, assez désert bien sur, mais on y voit des magasins de musique, des clubs, on repère Ground Zero à côté du Delta Blues Museum, là où la rue se nomme John Lee Hooker Street.

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 Un gars nous aborde, il nous propose son CD, le surlendemain, il joue au Ground Zero, il se nomme Steve Kolbus, une photo ensemble, et on promet de venir au concert. Les boutiques ferment tôt (17heures 30 maxi) aussi, après une opération Wal Mart, on rentre dans notre maison, admirer encore le soleil qui se couche sur la plaine et la ville qui se détache au loin .

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 Le soir, retour en ville, pour écouter (enfin) de la musique au Hambone Art Gallery, l’entrée est à 5$, le groupe est assez blues rock, c’est pas mal sans plus. A l’entracte, on discute avec les autres spectateurs (peu nombreux) et on s’apercevra que le bassiste est le patron de l’endroit et aussi celui du Cat Head. C’est surtout quelqu’un qui se démène pour continuer faire vivre le blues….

 

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